CI dessous les textes publiés sur FB dont il est question dans la publication précédente
Un premier échange avec Roger
Merci Hillel Roger pour cette approche critique du plan climat du PCF
Plan climat présenté par le PCF et Fabien Roussel ces jours-ci à grand renfort de communication comme indiscutable.
S’il est normal que le PCF fasse la promotion de son travail et propositions, sur un sujet aussi important, un peu technique et scientifique, il devrait quand même proposer d’échanger sur sa pertinence
A propos du caractère scientifique de ce plan climat qui fait l’objet des remarques de Roger, j’avais dès sa sortie émis des doutes sur l’élaboration d’un tel document à caractère scientifique par un parti politique, estimant que cela relevait davantage du rôle d’associations compétentes. Si mes réserves n’étaient pas forcément justes, j’avais perçu la difficulté à produire un tel document par le PCF
DE QUOI LE PLAN CLIMAT DU PCF EST-IL LE NOM ?
par Roger Hillel
je reproduis ici l’article que j’avais publié en décembre 2023
Le PCF et sa revue « Progressistes » ont présenté un document intitulé « Empreinte 2050, plan climat pour la France ». L’importance quantitative et qualitative de ce texte de 120 pages mériterait une analyse soutenue qui dépasserait largement les limites d’une publication journalistique. Je me contenterai donc de quelques réflexions. Pour l’examiner, je distinguerai deux niveaux : la démarche et la méthodologie.
LA DÉMARCHE.
« Le plan climat pour la France, Empreinte 2050, vise la neutralité carbone à l’horizon 2050 car, selon les modélisations du GIEC, c’est indispensable pour rester sous les 1,5°C ». Voici ce qu’il est écrit dès les premières lignes du paragraphe A1 du document : La démarche du Plan climat pour la France, Empreinte 2050. Ce point central appelle deux remarques :
1- Selon les simulations du GIEC, ce scénario 1,5 est le moins probable des cinq scénarios auxquels conduisent les simulations du GIEC et qui donnent des chiffres de réchauffement bien supérieurs. Cette donnée aurait méritée d’être signalée dès l’introduction. Étonnamment, elle ne se trouve évoquée que beaucoup plus loin, dans la partie E du document : « Une démarche pour le présent et l’avenir », dans le paragraphe E3 intitulé : « L’adaptation au changement climatique : se préparer à l’éventualité d’une France à 4 degrés de réchauffement. »
2- La rédaction de l’introduction pourrait laisser entendre que si la France réussissait à atteindre la neutralité carbone, son réchauffement ne dépasserait pas les 1,5. Fallait-il le préciser, tant cela est évident ? Pas tant que ça, puisque les rédacteurs ont cru utile de faire une mise au point en E7 : « Le Plan climat pour la France, Empreinte 2050, vise à faire entrer la France dans une trajectoire climatique compatible avec un réchauffement globale limité qui respecte les accords de Paris, très en dessous de 2 °C. Cela suppose pour qu’il en soit ainsi que l’ensemble des pays, avec des efforts différenciés, agissent également à leur niveau… »
Ces deux exemples me portent à croire que le document a été établi à la hâte, à partir de contributions d’auteurs différents, qui n’ont pas été refondues pour en faciliter la lecture. Il reste que, même en l’état, ce plan climat a une valeur exemplaire, car son objectif est fondé sur le paradigme de la diminution drastique des émissions de GES (Gaz à effet de serre, dont le principal est le CO2). Pour autant, autre chose est d’atteindre, comme le prévoit le plan, la neutralité carbone à l’horizon 2050. C’est un objectif qui appelle des mesures massives et considérables que le système économique actuel serait bien en peine de mettre en œuvre. Le document semble répondre à cette objection : « Ce plan s’inscrit dans une autre logique économique à rebours des politiques actuelles au service du capitalisme » Mais cette autre logique n’implique-t-elle pas le dépassement du capitalisme ? Il n’en est rien dit, mais, pourquoi pas. Cela fait penser au concept d’un « déjà-la communiste » au sein d’une société encore capitaliste. Sauf que le plan énumère ce qu’il faudrait radicalement changer : « place des services publics, critères de financement, effort dans la formation et la recherche, développement de l’emploi. » Il n’y a pas de points de suspension. La liste semble donc établie, dans laquelle ne sont évoqués ni les limites à imposer aux pouvoirs discrétionnaires du patronat, ni les pouvoirs dont devraient disposer les salarié.e.s pour changer une partie (laquelle ?) de la logique économique capitaliste. Sans cette condition, est-il crédible d’avancer la possibilité d’inscrire le plan dans « une autre logique économique »?
LA MÉTHODOLOGIE.
Les termes, entre autres, de « modèle numérique » et « simulations » que l’on rencontre dans la partie A du document appartiennent à une terminologie qui donne à penser que le texte s’apparente à une publication scientifique. La règle voudrait alors qu’apparaissent les noms et qualités des auteurs. Or, seul le nom de Victor Leny est indiqué, sans que soient précisés sa spécialité et, éventuellement, l’organisme auquel il est rattaché. Les autres auteurs, sans être nommés, sont : « la commission nationale Écologie du PCF, des membres de la direction nationale et des militants issus de professions scientifiques ».
Lorsqu’on use d’une méthodologie fondée sur un modèle numérique, il est indispensable de préciser la conception générale de ce modèle, pas sa structure mathématique, compréhensible seulement pas des spécialistes. Le modèle numérique se présente sous la forme d’un programme dans lequel on entre les valeurs initiales des données, sur la base desquelles sont faits des calculs et dont il en sort des résultats. On peut renouveler ces calculs en modifiant les valeurs des données. C’est le principe de la simulation. Dans le cas présent, quelles sont les données ? Leurs valeurs ? Pour quels résultats ?
Je crois comprendre que le principe du modèle est de parvenir à un bilan nul des émissions et des captures de GES. Ce qui correspond à la neutralité carbone. Tous les secteurs émissifs sont passés en revue : production d’électricité, transports, logements, industrie et agriculture., de même que les secteurs capables de capturer les GES. Ce sont les « puits de carbone », essentiellement constitués, selon le document, par les sols et les forêts. J’imagine que les valeurs des données, pour les émissions et les captures, qui sont entrées dans le modèle sont celles de 2022. J’imagine encore, qu’elles sont modifiées jusqu’à ce que le bilan carbone devienne nul. Les valeurs qui conduisent à ce résultat seraient donc celles retenues à l’horizon 2050, date à laquelle, selon l’objectif du plan climat du PCF, la neutralité carbone doit être atteinte. C’est ce que doivent vouloir dire les auteurs du plan, lorsqu’ils écrivent que « La simulation permet de garantir la cohérence entre les mesures du plan ».
Reste, si je puis dire, à proposer les mesures à déployer dans chaque secteur pour réaliser l’objectif du plan climat.
Je ne me prononcerai pas ici sur la nature de ces mesures. Il faudrait procéder à un examen long et détaillé qui dépasserait largement les limites de cet article. Un examen qui se voudrait d’autant plus poussé que, vu le haut niveau de technicité de ces mesures, il est évident qu’elles ont été élaborées par des spécialistes, scientifiques,technologues et économistes. J’ai déjà dit qu’ils n’ont pas été nommés. Mais, on peut en savoir plus en consultant la page Facebook de la revue Progressistes. A la date du 20 novembre, figure une photo montrant trois personnes exhibant le document plan climat du PCF avec la légende « A la journée d’étude du Shift Project, la fine équipe de la revue Progressistes et son plan climat #Empreinte2050 bien représentés ! Avec Fanny Chartier et Alec Desborde au coté de Mathieu Auzaneau, Directeur du ShiftProject et auteur du best seller « Or noir » ! »
Schift project est un think tank dont le président est Jean-Marc Jancovici. Pour s’en faire une idée plus précise, il suffit de consulter son site: https://theshiftproject.org/ Il y est précisé que cette association loi de 1901 « œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone », « s’adresse spécifiquement aux dirigeants et dirigeantes d’entreprises convaincus qu’il est urgent de passer à l’action » et « est soutenu par plusieurs grandes entreprises françaises et européennes, ainsi que par des organismes publics, des associations d’entreprises et depuis 2020 par des PME et des particuliers. » Autant dire que ce think tank n’est pas anticapitaliste. Et pourtant, tout indique que ce sont ses travaux qui ont inspiré le plan climat du PCF. J’ai parcouru plusieurs des notes d’analyse et rapports de Schift Project, plus particulièrement, l’épais rapport daté d’octobre 2021 : Habiter dans une société bas carbone. L’économie générale de ce rapport est celle adoptée par le plan climat du PCF. Cela va jusqu’à des copiés-collés. Il faudrait examiner de plus près, ce que je n’ai pas fait, les nombreuses notes d’analyse portant sur l’agriculture, l’électricité nucléaire, les transports, l’industrie, pour vérifier comment elles se traduisent dans le plan climat du PCF.
Pourquoi ce dernier et sa revue Progressistes n’ont pas fait état de leur collaboration avec Shift Project ? La question leur est posée.
Un point de vue à partir d’un récent article de Reporterre
Tout miser sur le nucléaire comme le fait le PCF avec son plan climat est totalement insensé.
L’énergie nucléaire une énergie inadaptée au changement climatique, qui monopolise la ressource en eau, une énergie hors de prix.
Le discours de Fabien Roussel qui fait ces jours ci la promotion de son plan climat est totalement hors sol.
Le PCF qui cherche à tout prix à se distinguer s’enfonce malheureusement dans des impasses.
Il ne se demande pas pourquoi toutes les grandes associations de l’environnement dont la plupart sont des organisations puissantes et internationales sont toutes antinucléaires.
C’est comme si au plan social le PCF était en opposition totale avec la CGT
l’article de Reporterre
https://reporterre.net/Comment-la-canicule-met-les-centrales-nucleaires-a-l-epreuve
Vanté comme l’énergie idéale face aux canicules, le nucléaire souffre pourtant lui aussi des fortes chaleurs. Malgré des efforts d’adaptation, le parc français a dû renoncer à plus de 8 % de sa capacité de production lors de l’épisode de juin.
Le nucléaire, meilleur allié pour lutter contre le changement climatique ? Alors qu’une nouvelle vague de chaleur se profile, EDF a dressé le bilan de la canicule sur son parc nucléaire. Trois réacteurs ont été arrêtés à Golfech, Bugey et Nogent-sur-Seine. Quatre autres ont vu leur puissance réduite. Ces mesures ont entraîné une perte temporaire de 5,5 gigawatts (GW), soit 8,7 % de la puissance nucléaire installée en France. « Les épisodes de canicule et de sécheresse ont des répercussions significatives sur le fonctionnement des centrales nucléaires », a reconnu l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) le 25 juin.
À l’origine de ces arrêts et baisses de production, un besoin vital : refroidir en permanence les réacteurs. Pour cela, les centrales nucléaires utilisent l’eau des fleuves ou de la mer. Deux systèmes coexistent : les centrales en circuit fermé, équipées de tours aéroréfrigérantes, qui prélèvent environ 2 m³ d’eau par seconde et en rejettent une grande partie sous forme de vapeur ; et les centrales en circuit ouvert, qui pompent entre 40 et 60 m³/s avant de rejeter l’eau réchauffée de quelques degrés.
Ce système équipe 27 réacteurs sur les 57 du pays, dont 12 situés en bord de fleuve au Blayais, à Saint-Alban, au Tricastin et au Bugey. Le cas de Golfech est particulier : la centrale est bien équipée de tours aéroréfrigérantes, mais rejette des eaux de purge dans la Garonne.
Des limites de température à respecter
Or, depuis la canicule de 2006, « l’administration a fixé des limites d’échauffement spécifiques à chaque site, en fonction de leurs caractéristiques — présence d’espèces protégées… — déterminées par des études d’impact », expliquait en 2022 à Reporterre Cécile Laugier, directrice prospective en environnement de la direction production nucléaire d’EDF. Ainsi, l’ASNR n’autorise qu’un réchauffement de 1 °C entre l’amont et l’aval à Dampierre, Belleville et Chinon, sur la Loire, contre jusqu’à 6 °C au Tricastin (Drôme) . Si ces seuils sont dépassés, EDF doit réduire, voire arrêter, la production de la centrale.
Lire aussi : Centrales nucléaires : EDF face au défi des canicules
Des dérogations sont possibles. Si RTE estime que l’approvisionnement électrique est menacé, l’ASNR peut autoriser temporairement le dépassement de ces seuils, en échange d’une surveillance plus étroite des écosystèmes fluviaux. Cinq centrales en ont bénéficié pendant l’été 2022, avec des effets nocifs soupçonnés sur la biodiversité.
Pendant la canicule de juin, aucune dérogation n’a été réclamée, mais RTE a exigé qu’EDF assure le fonctionnement a minima de dix réacteurs le 27 juin avec des limites environnementales qualifiées d’« un peu plus permissives » par Rémy Catteau, directeur des centrales nucléaires à l’ASNR.
Recours au gaz pour compenser les arrêts
Pour l’instant, les pertes de production liées à la chaleur restent limitées : en moyenne 0,3 % de la production nucléaire annuelle. Mais elles pourraient augmenter avec des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses, pour atteindre 1,4 % de la production annuelle vers 2035, puis 1,5 % à l’horizon 2050 sans adaptation, selon EDF. L’ironie est que ces pertes risquent d’être compensées par le recours aux énergies fossiles, principales causes du changement climatique : la semaine dernière, des centrales à gaz ont été rallumées pour répondre à la demande d’électricité, boostée par la climatisation.
Lire aussi : Clim’ en pleine canicule : la production électrique sur le gril
Au-delà de cette question, celle du partage de l’eau va devenir de plus en plus cruciale. 60 % des prélèvements d’eau servent au refroidissement des centrales nucléaires, contre 19 % pour l’eau potable. Certes, la majeure partie de cette eau est ensuite restituée aux milieux. Mais les canicules font à la fois baisser le débit des fleuves, augmenter leur température et exploser les besoins en eau, notamment pour l’irrigation, les data centers et l’industrie.
Quels arbitrages faudra-t-il faire ? Garder davantage d’eau dans un barrage pour soutenir le débit d’un fleuve alimentant une centrale nucléaire, ou la réserver à l’agriculture ? La question est encore plus sensible pour les centrales qui partagent des fleuves avec des pays voisins, comme Chooz, sur la Meuse, avec la Belgique, ou Cattenom, sur la Moselle, avec le Luxembourg et l’Allemagne.
Les températures extrêmes ont d’autres conséquences délétères. « Un débit faible des cours d’eau peut empêcher une bonne dilution des effluents liquides rejetés par les réacteurs », explique l’ASNR. EDF doit alors stocker temporairement ces effluents radioactifs dans des réservoirs.
La santé des salariés en jeu
Autre risque : les défaillances matérielles. « Les bâtiments nucléaires sont naturellement assez chauds, car ils sont très confinés pour des raisons de radioprotection, explique Yves Marignac, expert des politiques énergétiques et du nucléaire, et porte-parole de l’association NégaWatt. Mais la température ne peut pas augmenter indéfiniment, et les équipements sont conçus pour fonctionner dans une certaine plage de température. »
Tous les moyens sont alors bons pour faire baisser la fièvre. Pendant la canicule d’août 2003, à la centrale de Fessenheim, les façades les plus exposées au soleil avaient été arrosées en continu avec de l’eau pompée dans la nappe phréatique du Rhin pour éviter que la température intérieure des bâtiments réacteurs n’atteigne la limite réglementaire de 50 °C.
L’ASNR se veut toutefois rassurante. « Les installations sont dimensionnées en tenant compte d’une température maximale de l’air extérieur adaptée à chaque site », plus élevée dans le sud de la France, écrit-elle à Reporterre. Dans les bâtiments de l’îlot nucléaire, chaque local essentiel à la sûreté fait l’objet d’une analyse : si la température dépasse le seuil maximal supporté par les équipements, ceux-ci sont considérés comme indisponibles, ce qui peut conduire EDF à arrêter le réacteur.
La santé des salariés est aussi un enjeu. Ils doivent rester capables de prendre des décisions critiques, même lorsque la chaleur perturbe le sommeil et les capacités cognitives. « Quelle est la vulnérabilité de nos salariés face à la chaleur à leur domicile ? Comment les aide-t-on à se protéger face aux événements climatiques extrêmes ? s’interroge Carine de Boissezon, directrice impact du groupe EDF. On parle aussi de vigilance partagée, c’est-à-dire être capable de repérer les signaux faibles d’un collègue et de lui dire non, tu ne vas pas rentrer dans la centrale aujourd’hui. » Depuis deux ans, EDF travaille le sujet avec le Human Adaptation Institute, spécialiste de l’adaptation humaine aux crises climatiques.
Des plans d’adaptation en série
Dès le premier rapport du Giec, en 1990, l’électricien a commencé à étudier les effets du changement climatique. Depuis, les plans d’adaptation s’empilent : plan « aléas climatiques » en 2003, stratégie d’adaptation en 2010, service climatique en 2014, programme Adapt en 2021. Celui-ci mobilise 2 000 chercheurs et s’appuie sur des partenariats scientifiques pour affiner les projections climatiques et leurs conséquences sur les installations.
En parallèle, EDF adapte peu à peu ses centrales : renforcement des systèmes de ventilation et de climatisation, ajout de groupes froids dans certains locaux sensibles, rénovation des tours aéroréfrigérantes… Selon la Cour des comptes, ces travaux d’adaptation au changement climatique ont représenté environ 960 millions d’euros entre 2006 et 2021, auxquels doivent s’ajouter 600 millions d’euros prévus entre 2022 et 2038. Les magistrats regrettent toutefois qu’EDF ne dispose toujours pas d’une estimation complète du coût du changement climatique.
En 2022, Cécile Laugier indiquait déjà que les seuls aménagements liés aux fortes chaleurs représentaient « plusieurs centaines de millions d’euros ». L’enjeu est de taille : pouvoir continuer à exploiter les centrales.
« D’ici à 2100, lors des grandes marées, la centrale de Gravelines pourrait devenir une île »
Et les futurs réacteurs EPR2 ? Pour leur implantation et leur conception, EDF assure avoir pris en compte « les projections climatiques à l’horizon 2100 couvertes par le dernier rapport du Giec ». Au Bugey, par exemple, ils seront équipés d’un « dispositif spécifique (CVP) permettant de limiter l’échauffement des eaux de purge des deux tours de refroidissement », similaire à celui de la centrale de Civaux. Cette dernière est souvent présentée comme un modèle : ses deux grandes tours de refroidissement sont complétées par quatre petites tours aéroréfrigérantes qui refroidissent davantage l’eau avant son rejet.
« Depuis le début de la procédure d’autorisation des EPR2, nous contestons l’approche d’EDF sur les risques, alerte Pauline Boyer, chargée de campagne nucléaire chez Greenpeace. Le dossier s’appuie encore sur le cinquième rapport du GIEC, alors que le sixième était déjà publié. Et même lorsqu’il cite ce dernier, EDF ne précise pas clairement le scénario climatique retenu. Le dossier ne fournit ni véritable analyse de risque ni calculs transparents. »
Car la canicule n’est pas la seule menace qui pèse sur le nucléaire avec le changement climatique. En 2024, Greenpeace France a publié, avec l’appui de scientifiques et d’un cabinet de cartographie, une étude consacrée à la centrale de Gravelines. « D’ici à 2100, lors des grandes marées, cette centrale pourrait devenir une île », alerte Pauline Boyer.
Les risques sont déjà bien réels. Dans la nuit du 8 au 9 janvier, lors de la tempête Goretti, deux réacteurs de Flamanville — dont le nouvel EPR — ont été arrêtés, après des dommages sur la ligne électrique à 400 000 volts qui relie la centrale au réseau national.
Un commentaire que j’ai publié sur FB
Ce plan climat n’a jamais fait l’objet de débats dans le Parti. Pourtant sa démarche écologique est contestable.
Ce plan climat comme cela est dit à plusieurs reprises dans le document se distingue des autres plans climat.
En effet il est le seul à ne pas opter franchement pour une société basée sur la sobriété. Cela est évoqué, sous entendu éventuellement, mais n’est pas le centre de la démarche. Et logiquement le besoin de décroissance n’est pas abordé, de même il n’est pas dit clairement que la consommation globale doit diminuer. Fabien Roussel a déclaré que le PCF est productiviste. Le plan climat ne le contredit pas vraiment.